Nos Belles Plages

 Nos plages

 

Les Kouali : (Boumaâchouk)

Petite plage dotée d'un bassin naturel de maximum 50 cm de profondeur, endroit idéal pour faire connaissance avec la mer et qui ne rassurait pas pour autant nos mamans qui, dans leurs recommandations perpétuelles et qui résonnent encore à nos jours dans nos oreilles « n'allez pas trop loin ». De larges rochers séparent cette piscine des remous de la mer qui viennent s'échouer à leurs pieds. Des personnes expérimentées en nage s'aventuraient dans cette eau bleuâtre. Attirées parfois par le goût du danger ou par une simple frime afin d'épater la galerie.

                                                                                                                  

Un calme relatif régnait à l'heure du dîner, composé principalement de poulet rôti de riz en sauce tomate et quelques portions de fromage. Le dessert, quand à lui, nous le cueillions sur place, dans les champs de pastèques ou de melons, qui longeaint la côte. Devant cette richesse, nous ne prenions jamais plus qu'il n'en fallait, c'est-à-dire une pièce ou deux par famille. Loin de nous était le souci d'en rapporter chez nous ou d'en faire commerce.

Aujourd'hui, cette plage voisine du CET (Tipaza), ce grand complexe touristique, qui à l'heure actuelle n'a de vrai que le nom. Pourtant jadis composé de belles structures imaginées par un des maîtres de l'architecture mondiale, Fernand Pouillon; ce lieu pouvait accueillir plusieurs milliers de personnes dans de splendides bengalows blancs. Soit à la Corne d'Argent soit à la Corne d'Or.

                                                                     

 

De l'autre côté de la ville de Tipaza.

 

Matares :        dsc05440.jpg

 

Matares était essentiellement décorée de cabanons sur pilotis, pour une petite sieste bercée par le bruit des vagues qui s'entremêlaient en dessous de toutes ces habitations et qui nous conduisaient dans un sommeil au gré des flots dans de magnifiques paquebots imaginaires aussi loin que nos rèves pouvaient nous emmener.  Juste un pas sur la gauche et nous voici sur cette interminable plage qui est « Le Chenoua ». Sur son sable fin, sa montagne veille depuis des siècles. Que dire de cet endroit, qu'on appelait  « El Ghbala »

dsc05464.jpg qui abritait en son lieu des tentes durant la saison estivale ou juste le temps d'un casse-croûte ou dîner à l'ombre, des jeunes consommaient leur repas biologique composé de tomates, poivrons, concombres, fromage et de l'inévitable bouteille de « Selecto » (BGA boisson gazeuse d'Algérie),  Cette plage avait pour particularité, du fait de sa grandeur, d'être l'endroit où la mer était le plus souvent agitée et par ses grandes vagues, nous faisait boire de belles tasses.

 A l'entrée et aux pieds du mont du Chenoua, « Les Galets » ...

 

Les Galets :

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Lieu de rencontre et de défi pour tous les jeunes des communes avoisinantes, pour qui de l'un ou de l'autre arrivait à traverser pour la première fois d'un rocher à l'autre à la nage. dsc05497.jpgQuelle était notre fierté quand ceci était réalisé, car si on devait se vanter d'être bon nageur, on ne pouvait point échapper à la question «  Tu as déjà traversé les galets, toi ? »

Avant d'arriver au four à chaux « Kouchette el-djir », endroit privilégié et incontournable des mordus de la canne à pêche, mais ceux qui l'étaient de l'hameçon finissaient malheureusement pour eux dans l'épuisette. Nous empruntions cette route à la racine de cette montagne imposante qui nous faisait arrêter un moment pour contempler cette étendue d'eau d'un bleu azur. Deux cent mêtres  plus bas on assistait parfois à de merveilleux spectacles que nous offrait un banc de marsouins ou de thons. Au loin, n'échappait pas à notre regard le tombeau de Cléopâtre Sélénée (tombeau de la Chrétienne) surplombant tous ces endroits cités plus haut.

Double virage après le four, premier à gauche, second à droite, nous contemplions la petite plage constituée principalement de petits galets, nommée communément « Plage banana » ou « la Banane » référence, à la forme du rocher qui la caractérisait en forme de ce fruit exotique. ( et surtout pas ATAILIA)

Nous voici à présent dans l'antre du plus beau lieu du monde qui est cette plage « Les Caroubiers »

 

Les Caroubiers :

 

   

Les Caroubiers qui par temps d'hiver nous faisaient contempler son charme de longs moments du haut de ses falaises et qui, en été, nous accueillaient en étendant ses bras aux mains presque jointes formées de ces rochers, telle une mère protectrice qui avait le souci de ne pas laisser ses enfants repartir en leur offrant ses parfums de pin et d'iode, cette sensation de fraîcheur qui venait s'ajouter au goût des oursins citronnés.

Ce fut l'endroit préféré de toutes les grandes familles de Marengo qui se retrouvaient tout au long d'une journée, un week-end, voir un mois à partager les repas, les distractions dans le respect et la bonne humeur qui parfois donnait lieu à des larmes au moment de la séparation et aujourd'hui tous ceux et celles qui ont fréquenté cet endroit sont unis et le seront à jamais par les valeurs humaines qu'ont généré ces rencontres.

A deux kilomètres de là, une forêt constituée principalement de ce majestueux conifère qu'est le pin  qui donna son nom à la plage « La plage des Pins » cette dernière offrait le gîte au surplus de Marengouins n'ayant point trouvé refuge « aux Caroubiers ».

 A quelques encablures,  « la plage du Beldj » constituée principalement de graviers, lieu privilégié des grandes familles des villes avoisinantes qui pouvaient ainsi faire leurs emplettes en cas de besoin dans les petits commerces situés en amont , qui aujourd'hui est devenu un village assez conséquent offrant tout ce qui pourrait être nécessaire aux estivants.

Voici la reine des reines, surnommée « La plage Bleue » offrant un monument naturel dans ses eaux en regardant ce rocher on ne peut s'empêcher de voir la tête, le corps et la queue d'une souris.

 

 

Et le grand test arrivait pour les capés de la traversée des galets, vennait le moment où l'on devait par souci de fierté faire un aller retour du rivage jusqu'au dit rocher qu'on appelle « le rocher de Barbarie » (pour les quelques cactus qui y résident) on ne peut s'empêcher de penser à ces deux peurs, l'une au moment du départ et l'autre à une cinquantaine de mètres de l'arrivée, tellement l'endroit était infesté d'algues et toutes les imaginations négatives submergeaient nos esprits.

Nous rencontrions quelques nageurs faisant la planche pour récupérer de la fatigue de la traversée, exercice aquatique auquel nous ne pouvions échapper quelques brasses plus loin. Et que dire de ces rochers qui donnaient spectacles à de magnifiques plongeons exécutés dan un « qui mieux mieux »  par l'un et l'autre et qui n'avaient rien à envier aux plongeurs d'Acapulco.

 

 

Vu le nombre de juilletistes et d'aoutiens, cette plage a prêté son nom à une deuxième qu'on appelle « La deuxième Plage Bleue » pour accueillir le trop plein d'estivants.

Nous continuons notre itinéraire côtier en passant par toutes les criques qui font le joyau de ce littoral. Arrivant au pied du contour du mont du Chenoua, une plage de sable fin, appelée « Les 3 ilots » (Hamdania) surnommée ainsi à cause de ces 3 rochers qui nous offraient tantôt un refuge pour bronzette ou pour la cueillette des moules. Du côté droit, à l'extrémité de la plage, un endroit se distinguait parmi le reste, par sa multitude de trésors marins, qui en fin de journée donnait droit à une vue assez spéciale de petits points noirs, au ras de l'eau, en réalité, ce n'était qu'un attroupement de poissons sars qui se donnaient rendez-vous en ce lieu, et qui malheureusement pour quelques uns d'entre eux  finissaient sur le barbecue.

 

 

Je pourrais ainsi continuer à décrire tout le littoral jusqu'à Tenes en passant par Cherchell et Gouraya mais il me faudrait des années entières pour vanter leur beauté naturelle. Je ne peux m'empêcher d'alerter nos âmes et consciences en multipliant nos efforts d'amoureux de ces endroits ou tout simplement de la nature, afin de redonner à cet espace splendide son blason d'honneur pour le sauver et lui rendre ce qui lui appartient.

   

 

OU SONT LES BEAUX JOURS OU LES GENS SAVAIENT VIVRE DANS LE RESPECT DES AUTRES ET SURTOUT CELUI DE NATURE ?

Kouider.E 

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