Ramadan 2011

15/08/2011

Une belle histoire à méditer, surtout en ce moment !!!

Une petite souris

Une petite souris observait à travers la fente d'un mur le fermier et sa femme ouvrir un colis. Quelle est donc la nourriture que ce colis cache? se demanda la souris. Quel ne fut pas un choc que de découvrir qu'il s'agissait d'une trappe à souris!

Elle se hâte donc à la grange pour proclamer le sévère avertissement : Il y a une trappe à souris dans la maison! Il y a une trappe à souris dans la maison!

Le poulet caquette, se gratte le dos et levant le cou, il répondit:

"Monsieur Souris, je comprend que cela est un problème pour vous mais cela n'a aucune conséquence pour moi. Cela ne me dérange pas."

La Souris se tourna donc vers le mouton et lui dit :

Il y a une trappe à souris dans la maison! Il y a une trappe à souris dans la maison!

Le mouton se montra sympathique mais répondit :

"Je suis très peiné Monsieur Souris mais je ne peux rien faire si ce n'est de prier mais soyez assuré de mes prières."

La Souris se tourna alors vers le bœuf et lui lança son cri d'alarme : Il y a une trappe à souris dans la maison! Il y a une trappe à souris dans la maison!

Et le boeuf de répondre:

" Eh bien Monsieur Souris, je suis peiné pour vous mais cela ne me fait pas un pli sur le ventre!"

C'est ainsi que Monsieur Souris s'en retourna à la maison, la tête basse et découragé d'avoir à affronter seul la trappe à souris du fermier. Dans la nuit qui suivit, un bruit étrange fut entendu dans la maison, un bruit qui ressemblait à celui d'une trappe à souris qui avait saisi sa proie. La femme du fermier se précipita pour voir ce qui avait été attrapé mais dans la noirceur, elle ne vit pas que la queue d'un serpent vénéneux avait été happé par la trappe à souris. Affolé, le serpent mordit la femme du fermier qui s'empressa de la conduire à l'hôpital, mais hélas, elle revint à la maison avec une forte fièvre. Et tout le monde sait bien qu'il faut soigner une forte fièvre avec une soupe au poulet et le fermier sortit donc sa machette pour apporter le principal ingrédient pour la soupe.

Mais la maladie de la femme du fermier empirait à ce point que tous les amis et les voisins vinrent veiller 24 heures sur 24 à son chevet. Pour les nourrir, le fermier dut faire boucherie avec le mouton. Mais la femme du fermier ne prit pas de mieux et elle finit par mourir. C'est ainsi que beaucoup de gens vinrent à ses funérailles et le fermier dût abattre le boeuf pour servir assez de viande à tout ce monde.

Monsieur Souris surveillait tout ce va-et-vient de par la fente du mur en ressentant une grande tristesse

MORALITE :

Ainsi donc, la prochaine fois que vous entendrez dire qu'une de vos connaissances est aux prises avec un problème qui ne vous concerne pas, souvenez-vous que lorsqu'un des nôtres est menacé, nous sommes tous en danger. Nous sommes tous impliqués dans ce voyage qu'on appelle la vie. Ayons l'oeil ouvert sur nos proches et faisons un effort pour s'encourager mutuellement.

 

14/08/2011

Les devoirs des musulmans vivant en Occident

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Le devoir des musulmans les uns envers les autres

Etant donné que les musulmans forment une minorité dans ces pays non-musulmans, ils doivent s’unir tels un seul homme. À ce sujet, on a rapporté que le Prophète - paix et bénédictions sur lui - dit : « Le croyant envers son frère croyant est comparable à un édifice dont les briques se soutiennent les unes les autres. »

En conséquence, les musulmans dans ces pays doivent s’unir et rejeter toute forme de division pouvant les transformer en proie facile pour autrui.

Le devoir des musulmans envers la société dans laquelle ils vivent

Les musulmans d’Occident se doivent d’être de sincères prédicateurs à leur religion. Ils se doivent de garder à l’esprit qu’inviter autrui à l’islam n’est pas un devoir exclusivement dévolu aux savants et aux sheikhs. Bien au contraire, ce devoir concerne tout musulman engagé. Tout comme les savants et les sheikhs délivrent des sermons et des conférences, écrivent des livres pour la défense de l’islam, il n’y a rien d’étonnant à ce que des musulmans du commun prêchent l’Islam dans la sagesse et la bonne exhortation.

Le devoir de soutenir et de faire siens les droits de la Communauté musulmane

Ce type de devoirs implique le soutien des causes musulmanes en Palestine, au Kosovo, en Tchétchénie (ainsi que dans les autres régions du monde où les musulmans font face à de terribles épreuves), avec la sincère intention de rendre les droits usurpés à leurs propriétaires légitimes.

Actuellement, nous voyons les juifs, des quatre coins du monde, soutenir et appuyer Israël. C’est pourquoi nous rappelons aux musulmans du monde entier qu’il est grand temps de soutenir les droits de leur Communauté musulmane.

13/08/2011

Les devoirs des musulmans vivant en Occident ?

Réponse de Sheikh Yûsuf Al-Qaradâwî

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De nombreux devoirs religieux incombent au musulman qui vit en Occident. Certains de ces devoirs religieux peuvent être classés comme suit :

Le devoir de préserver son identité musulmane

Ce devoir peut être réalisé en se cramponnant aux principes islamiques, en essayant de comprendre correctement le credo musulman, en montrant de la rigueur dans l’accomplissement de ses prières quotidiennes à la mosquée, en s’associant avec ses frères musulmans dans ce qui est bon et juste, en recherchant les connaissances religieuses auprès de savants dignes de confiance lorsqu’on est confronté à de nouvelles problématiques.

Le devoir envers les membres de sa famille

Bien que tout musulman soit tenu de prendre soin de sa famille, une telle obligation est soumise à des contraintes en Occident. Il suffit en effet que le musulman relâche un tant soit peu son attention pour que retentisse la sonnette d’alarme de la désagrégation familiale, sans parler du manque d’éducation islamique des enfants.

À plusieurs reprises, j’ai dit aux frères et soeurs vivant en Occident que s’ils trouvent difficile de donner à leurs enfants une éducation islamique, ils doivent retourner dans leurs pays d’origine, plutôt que de rester en Occident, où un mal irréparable est susceptible d’attendre toute leur famille. Il ne sert à rien d’amasser des richesses matérielles si c’est pour négliger les prescriptions religieuses.

12/08/2011

Des bienfaits de jeûner le mois de Ramadan

Sciences-Santé

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L’assainissement du corps

Le Prophète ( qssl) a dit : « À toute chose une zakât (aumône purificatrice), celle du corps est le jeûne. » Jeûner donne l’occasion à l’organisme de « faire le grand nettoyage » : il permet d’éliminer les graisses superflues, les toxines, les dépôts d’acide urique, etc. Cette cure de désintoxication lente relance des fonctions vitales jusque-là mises en veille et rend la personne plus sensible à ses besoins corporels. Une semaine de jeûne suffit pour observer une amélioration du tonus, un gain de vitalité et une perte de bourrelets ! Ce nettoyage en profondeur transparaît même à l’extérieur puisque la peau gagne en souplesse et en jeunesse.

Retrouver un équilibre corporel facilite les actes de dévotion et permet d’atteindre une stabilité morale et spirituelle.

Un état de paix et de tranquillité

Le musulman qui jeûne durant le mois de Ramadan peut témoigner de la quiétude qui l’enveloppe. L’agressivité de l’individu diminue et il est reconnu que le taux de crime baisse dans les pays musulmans. Ces derniers suivent le conseil du Prophète (qssl) qui dit « Si quelqu’un vous cherche querelle, dites "Je jeûne, je jeûne, je jeûne". ». Cette amélioration psychologique pourrait être liée à une meilleure stabilisation du taux de glucose sanguin durant le jeûne, car l’hyperglycémie qui survient après un repas accroît les changements de comportement.

La privation de nourriture du lever au coucher du soleil amène le croyant à organiser ses journées différemment : il pense davantage à nourrir son âme de lecture coranique et d’invocations pieuses. Ces occupations apaisent le cœur et rétablissent l’équilibre spirituel, trop souvent négligé dans une société où les plaisirs de la chair dominent allègrement. Aussi, le jeûneur s’éloigne de tout ce qui pourrait le distraire ou mettre en cause l’intégrité de son jeûne.

En définitive, jeûner durant le mois de Ramadan est un excellent moyen de maintenir son bien-être. Les effets de cette diète diurne s’observent à la fois sur les plans physique et psychologique. Le grand avantage du jeûne selon la loi islamique, contrairement à toute autre forme de diète drastique ou de régime draconien, réside dans la progressivité de son action : les changements s’opèrent lentement et en douceur pour le corps. Que les musulmans fassent honneur au « purificateur » et qu’ils profitent au maximum de l’ensemble de ses bienfaits !

( wa Allahou aalam )

11/08/2011

Des bienfaits de jeûner le mois de Ramadan

Sciences-Santé

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Autres bienfaits proprement physiologiques

Le corps du jeûneur profite encore d’autres avantages :

- une chute du taux de cholestérol dans le sang, ce qui réduit considérablement les risques d’accidents cardio et cérébro-vasculaires et prévient l’apparition de l’hypertension.

- Des études prouvent qu’une privation d’eau pendant huit à dix heures n’est pas nécessairement mauvaise pour la santé ; elle permet de reposer le système rénal et produit une légère déshydratation en concentrant les liquides, ce qui allège le travail du cœur et augmenterait la longévité (étude prouvée pour les végétaux). Cela dit, le Prophète(qssl) recommande de retarder le souhoûr au maximum et de rompre le jeûne dès le coucher du soleil, pour justement réduire cette période de déshydratation.

- Une légère perte de poids (de 5 à 10%). En effet, jeûner provoque la diminution du taux de sucre dans le sang. Le corps va par conséquent puiser dans les réserves : le glycogène emmagasiné dans le foie et les muscles ainsi que les corps lipidiques stockés dans la graisse sont transformés en énergie pour assurer le bon fonctionnement des cellules (réactions de glycogénolyse).

- Une régénération cellulaire qui permet aux jeûneurs de paraître plus jeunes que ceux qui ne jeûnent pas.

En 1994, le premier Congrès international intitulé « La santé et Ramadan », tenu à Casablanca, comptabilisa 50 études approfondies menées par des musulmans et des non musulmans sur les bienfaits médicaux du jeûne. Alors que de nombreuses conditions s’amélioraient grâce au jeûne, aucun cas ne rapporta un aggravement de la situation des patients. Cela dit, les malades atteints de certaines affections sévères sont dispensés de jeûner

10/08/2011

Des bienfaits de jeûner le mois de Ramadan.

Sciences-Santé

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Les musulmans se réjouissent chaque année de l’arrivée du mois de Ramadan et du jeûne purificateur qui l’accompagne. Outre les mérites associés au jeûne de ce mois, de nombreux bienfaits physiques et psychologiques viennent compléter la liste de ses effets positifs. Le Prophète (qssl) l’avait dit quatorze siècles auparavant « Jeûnez et vous serez en bonne santé », ce qui ne fait que corroborer la parole coranique « (aw) Jeûner est un bien pour vous, peut-être le comprendrez-vous », s.2 Al-Baqara (La Génisse), v.184.

Une école de volonté et de patience

Le jeûne du mois de Ramadan est une initiative personnelle basée sur un engagement moral vis-à-vis d’Allâh (aw). Cette prescription divine représente le meilleur moyen d’apprendre à patienter. D’ailleurs, Allâh (aw) dit dans le hadîth qoudsi : « Toutes les bonnes actions des descendants d'Adam sont récompensées de dix à sept cents fois leur mérite, excepté la patience, pour laquelle Je décide de la récompense Moi-même. Or, la patience, c'est le jeûne. » Et le Prophète (qssl) de préciser que le mois de Ramadan est « le mois de la patience, laquelle est récompensée par le Paradis ». Ce mois béni est une période d’autorégulation et de maîtrise de soi mais le but est de perpétrer ces bonnes habitudes au-delà du Ramadan. S’abstenir de répondre à un besoin physique naturel et essentiel témoigne d’une volonté et d’une patience sans cesse renouvelées au cours de ce mois.

Un repos du système digestif

L’abstinence observée du lever au coucher du soleil repose l’appareil digestif et le foie en particulier. Pour bénéficier au maximum des bienfaits de cette diète diurne, il est nécessaire de suivre la sounna du Prophète (qssl) en absorbant une quantité limitée d’aliments lors de la rupture du jeûne. En effet, le Messager d’Allâh (qssl) a dit : « Le fils d’Adam n’a jamais rempli un récipient pire que son ventre. Quelques bouchées suffisent à maintenir ses forces. S’il en décide autrement, qu’il consacre un tiers [de son estomac] à la nourriture, un tiers à la boisson et un tiers à l’air. »

D’ailleurs, rompre son jeûne avec des dattes, comme le recommande la sounna prophétique, s’avère extrêmement bénéfique : le fructose contenu dans ce fruit alimente rapidement le cerveau et augmente graduellement le taux de sucre dans le sang, ce qui réduit la sensation de faim et le besoin de grandes quantités de nourriture.

L’effet de l’acide chlorhydrique et de la bile qui se répandent toujours dans le tube digestif n’est pas amoindri par l’effet tampon et l’action absorbante des aliments. Ces substances détruisent ainsi une multitude de germes parasites et nocifs, et nettoient les parois intestinales en les débarrassant des cellules mortes. La sensation de faim et de soif réactive la sécrétion d’autres glandes bienfaitrices dont le fonctionnement cesse en raison d’une alimentation trop riche et monotone. Jeûner permet donc de réhabiliter le mécanisme naturel déclenchant la sensation de faim et de soif réelles, suite à une altération bien plus occasionnée par des envies gourmandes que par un besoin corporel fondé. Aujourd’hui, bon nombre de médecins prescrivent un jeûne thérapeutique pour guérir certaines maladies et/ou en prévenir d’autres.

(à suivre)

 

09/08/2011

Est-il permis de se brosser les dents avec du dentifrice le matin durant le jeûne ?

Lorsque l’haleine du jeûneur représente une gêne dans le cadre de sa profession, par exemple, il lui est permis de se brosser les dents avec du dentifrice durant son jeûne, tant qu’il ne l’avale pas. Il est, en effet, rapporté dans les traditions que le Prophète a été vu se brossant les dents avec le siwâk plusieurs fois par jour alors qu’il jeûnait. Par analogie, certains savants affirment que se brosser les dents avec du dentifrice n’est donc pas interdit.

Toutefois, lorsqu’on posa la question à l’imâm Mâlik : « Est-il permis de se brosser les dents avec un siwâk frais (ratb) ou sec mais humidifié avec de l’eau ? » Il répondit : « Je déconseille le siwâk frais, mais pour le sec, je n’y vois pas d’inconvénient, même s’il est humidifié », (Al-Moudawwana Al-Koubrâ, 1/201).

L’attitude la plus prudente consiste donc à se brosser les dents après le souhoûr et avant la prière de l’aube. Il ne faut pas perdre de vue le hadîth du Prophète qui dit : « [qssl] Par Celui qui tient l’âme de Mouhammad entre Ses mains, l’haleine du jeûneur est plus agréable pour Allâh que l’odeur du musc », (rapporté par Al-Boukhârî et Mouslim).

Le rinçage de la bouche (« madmadah ») et le lavage du nez (« istinchâq ») pendant les ablutions peuvent-ils compromettre la validité du jeûne ?

La madmadah et l’istinchâq dans les ablutions sont considérés comme des sounnan selon les écoles juridiques hanîfite, mâlikite et châfi`îte, et comme deux actes obligatoires selon l’école hanbalite. En effet, l’imâm Ahmad Iboun Hanbal estime qu’ils font partie du lavage du visage qui est obligatoire.

Qu’ils soient des sounnan ou des actes obligatoires, il convient de les maintenir lors des ablutions, que l’on jeûne ou non.

Le jeûneur est convié à les accomplir sans exagération comme il agirait lorsqu’il ne jeûne pas. Le Prophète dit : « Si tu fais l’istinchâq, fais-le pleinement, à moins que tu sois en état de jeûne », (rapporté par Ach-Châfi'î, Ahmad, les quatre, et Al-Bayhaqî).

Il convient de rappeler que le rinçage de la bouche lors des ablutions n’a pas d’impact sur la validité du jeûne, tant que l’eau n’atteint pas l’estomac.

Est-il permis aux jeûneurs d'utiliser des crèmes de soin, du gel et du parfum pendant le jeûne du mois de Ramadan ?

Il est permis au jeûneur d'appliquer une crème de soin sur son visage ou du gel sur ses cheveux. L'utilisation de ces produits n'a aucune influence sur la validité de son jeûne. De même il lui est permis de se parfumer pendant la journée du moi de Ramadan. Rappelons que la femme a le droit de se parfumer uniquement pour son époux, même en dehors du jeûne.

Pour les mâlikites, l’utilisation du parfum reste déconseillée pendant le jeûne aussi bien pour les hommes que pour les femmes.

Wallâhou a’lam (Dieu sait mieux).

08/08/2011

Quelles sont les invocations que le Prophète formulait lors du jeûne et de sa rupture ?

At-Tirmidhî rapporte que le Prophète dit : « Trois personnes ne verront pas leur invocation refusée : le jeûneur jusqu’à ce qu’il rompe son jeûne, le gouverneur juste et l’opprimé. » Il est donc important pour le jeûneur de multiplier les invocations durant les journées de jeûne.

Ibnou Mâjah rapporte d’après ‘Abd Allâh Ibnou ‘Amr Ibnou Al-‘Âs que le Prophète dit : « L’invocation du jeûneur au moment où il rompt son jeûne n’est pas rejetée. » Quand ‘Abd Allâh rompait son jeûne, il disait : « Ô Allâh ! Je Te demande, par Ta miséricorde qui englobe tout, de me pardonner. »

Il est rapporté que le Prophète disait : « La soif est partie, les veines se sont humidifiées, et si telle est la volonté d’Allâh, la récompense est assurée (« Dhahaba adh-dhama’ou wabtallati al-‘ouroûq wa-thabata al-ajrou in châ’ Allâh »). »

Dans un autre récit, il est rapporté que le Prophète disait : « Ô Allâh ! Pour Toi j’ai jeûné et grâce à Tes bienfaits je romps mon jeûne (« Allâhoumma laka soumtou wa `alâ rizqika aftart ») », (hadîth faible : absence d’un maillon dans la chaîne de transmission).

Wallâhou a’lam (Dieu sait mieux).

Au début du mois de Ramadan, il arrive que des gens oublient et que par inadvertance ils boivent un verre d’eau ou mangent quelque chose. Puis, ils se souviennent de leur état de jeûne. Dans ce cas doivent-ils continuer à jeûner ? Doivent-ils rattraper ce jour ?

Celui qui boit, mange ou prend un médicament par oubli doit cesser cette action dès qu'il se rappelle de son état de jeûne et doit poursuivre son jeûne le restant de la journée.

Selon Aboû Hourayra (raa), le Messager d’Allâh a dit : « Quand celui qui jeûne boit ou mange par mégarde, qu'il poursuive son jeûne. En réalité, c’est Dieu qui l'a nourri et qui lui a donné à boire », (rapporté par Al-Boukhârî et Mouslim), et selon les termes d’Ad-Dâraqoutnî : « Ce n’est autre qu’un bienfait que Dieu a conduit vers lui, il n’a rien à rattraper », (chaîne de transmission authentique).

Selon une autre version chez Ad-Dâraqoutnî, Ibnou Hibbân et Al-Hâkim : « Celui qui consomme quelque chose pendant le jeûne du mois de Ramadan, par oubli, n’a rien à rattraper, ni à expier », (chaîne de narration authentifiée par le Hâfidh Ibnou Hajar Al ‘Askalânî).

Ces hadîths sont explicites quant à la validité du jeûne, si par oubli on boit ou on mange quelque chose. Et cela est conforme au verset : « Seigneur, ne nous tiens pas rigueur si nous oublions ou commettons une erreur », s. 2 Al-Baqara (La Génisse), v. 286 ; et des hadîths authentiques mentionnent que Dieu a exaucé cette invocation. Il a été certifié dans un autre hadîth : « Dieu a ôté pour ma communauté [la responsabilité] de l’erreur, de l’oubli ou de l’action sous la contrainte. »

Wallâhou a’lam (Dieu sait mieux).

07/08/2011

Le souhoûr est-il une condition de validité du jeûne ou une simple recommandation ?

Le souhoûr (repas avant l’aube) ne fait pas partie des obligations du jeûne. Il fait partie de la Sounna (tradition prophétique), il est donc seulement recommandé.

Le Prophète prenait ce repas de l’aube et encourageait chacun à en faire autant en disant : « Prenez votre souhoûr car il est porteur de bénédiction », (rapporté par Al-Boukhârî et Mouslim).

Le souhoûr permet de réduire la période de sensation de faim et de soif pendant la journée de jeûne. Il est donc recommandé pour le jeûneur de le prendre en ingérant ne serait-ce qu’une petite quantité de nourriture (une datte ou une gorgée d’eau), en le retardant le plus possible avant l'appel à la prière du soubh.

Il est aussi recommandé de ne pas traîner pour rompre le jeûne (Iftâr) : dès l'appel à la prière du maghreb, il faut cesser le jeûne en commençant par manger une date si possible, sinon quelque chose de sucré, sinon commencer par boire un peu d'eau ou du lait. Ce faisant, le jeûneur aura pleinement accompli la tradition du Prophète.

 

Doit-on interrompre le repas du souhoûr à l’heure de l’imsâk ou peut-on continuer de le prendre jusqu’à l’heure de la prière d’al- fajr ?

Allâh (AWJ) dit : « Mangez et buvez jusqu’à ce que se distingue, pour vous, le fil blanc de l’aube du fil noir de la nuit », s.2 Al-Baqarah (la Génisse), v. 187.

Al-Boukhârî et Mouslim ont rapporté d’après Ibnou ‘Omar et ‘Aïcha — qu’Allâh les agrée — que Bilâl lançait son appel à la prière en pleine nuit et le Messager d’Allâh disait : « Bilâl fait l’appel [à la prière] de nuit, mangez et buvez jusqu’à ce qu’Ibnou Oumm Maktoûm lance son appel a son tour. » En effet, Ibnou Oumm Maktoûm était un homme aveugle qui n’appelait à la prière que lorsqu’une personne venait le prévenir du lever de l’aube : « Le matin est venu, le matin est venu ! »

An-Nawawî – qu’Allâh lui accorde Sa miséricorde - a dit : « Le hadîth implique qu’il est permis de manger, de boire, de procéder à l’acte sexuel et de faire toute autre chose jusqu’à l’entrée de l’aube. »

Par ailleurs, Zayd Ibnou Thâbit rapporte ceci : « Nous avons pris le souhoûr en compagnie du Messager d’Allâh puis nous nous sommes apprêtés pour faire la prière. » On l’interrogea : « Combien de temps sépare le repas de la prière ? ». Il répondit : « Le temps de lire une cinquantaine de versets du Coran », (rapporté par Al-Boukhârî et Mouslim). Le même hadîth a été rapporté par Al-Boukhâri sur Anas Ibnou Mâlik (qu’Allâh lui accorde Sa Miséricorde). Partant de ce hadîth, des savants ont préconisé un intervalle de 15 minutes qui sépare l’imsâk (abstention de manger) de l’heure de l’aube.

En conclusion, si le musulman se réveille assez tôt, il serait bien qu’il termine son souhoûr à l’heure de l’imsâk, conformément au dernier avis cité ci-dessus ; en revanche, s’il n’a pas terminé son souhoûr à l’heure de l’imsâk, il lui est autorisé de continuer à manger et à boire jusqu’à l’heure de la prière d’al-fajr. Il ne convient pas de critiquer celui qui a opté pour l’un ou l’autre des deux avis puisque les deux ont été adoptés par des compagnons.

Wallâhou a’lam (Dieu sait mieux).

06/08/2011

Comment formule-t-on l'intention de jeûner le mois de Ramadan ? Doit-on la reformuler chaque jour ?

L'intention c’est la détermination d’une personne à accomplir une adoration. Elle n’a pas besoin d’être formulée verbalement. Dès que le musulman décide, avant l’aube, de jeûner le lendemain, l’intention est considérée comme effective.

Pour l’école mâlikite, il suffit de formuler son intention de jeûner tout le mois de Ramadan la veille de son début. Il n’y a donc pas besoin de la reformuler chaque jour.

Pour une personne qui reprend son jeûne après une interruption autorisée d’un ou de plusieurs jours (cas de la femme à la fin de ses menstrues), cette intention doit être renouvelée la veille de la reprise du jeûne (tabyîtou-niyyah).

Wallâhou a’lam (Dieu sait mieux).

 

05/08/2011

Qui est dispensé de jeûner ?

Le malade dont le cas risque de s’aggraver.

La personne âgée que le jeûne pourrait affaiblir.

Le voyageur, dans la mesure où cela présente une gêne ou une difficulté pour lui.

La femme enceinte qui craint des complications en jeûnant.

La femme qui allaite, qui craint pour la santé de son nourrisson.

Celui qui a perdu la raison.

Celui qui supporte difficilement le jeûne (travaux pénibles).

 

Conditions pour valider le jeûne :

Le jeûneur doit formuler l’intention de jeûner chaque jour. Pour les Mâlikites, il suffit de la formuler une fois la veille du Ramadan pour tout le mois.

Le jeûneur doit s’abstenir de l’aube au coucher du soleil de tout ce qui invalide le jeûne : boire, manger, avoir des relations intimes, fumer ou ingurgiter quoi que ce soit. L’apparition des menstrues ou des lochies invalide le jeûne.

 

Actes qui n’invalident pas le jeûne :

Se frotter les dents avec le bâton d’arak ou la brosse à dent.

Le fait de ne pas avoir pris son bain de purification (Al-ghousl) avant la prière de l’aube (dans le cas d’une éjaculation nocturne ou de la fin des menstrues).

Embrasser son conjoint par habitude et sans désir, sinon s’abstenir.

Faire une prise de sang.

Les vomissements involontaires (sans réingurgitation).

Les examens gynécologiques.

Instiller des gouttes dans les yeux, les oreilles ou utiliser un spray pulmonaire (cas des asthmatiques).

Recevoir une injection médicamenteuse à l’exclusion du glucosé.

De manière générale, tout ce qui entre dans l’estomac ou qui nourrit le corps invalide le jeûne (sauf s’il s’agit d’une inadvertance).

Un jeûne bien entrepris amène le croyant à une purification physique et spirituelle indéniable. Il se débarrasse de ses péchés, ainsi que de ses toxines. Psychiquement, il goûte à l’équilibre et à la sérénité. Physiquement, son activité cellulaire se régénère, son poids diminue grâce à la perte des réserves graisseuses et ses défenses immunitaires sont stimulées. Mais par-dessus tout, le vrai mérite généré par les actes de dévotion est connu de Dieu Seul : la générosité de Dieu n’est-elle pas sans limite ?!


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