El hadra

El hadra

La hadra est une association musicale fondée, il y a quelques années, par des personnes vivantes ou par celles qui nous ont quitté, je citerais Aâmi Belkacem (El Mokadem), Al Aichi, Ba Salem, Ba Omar, Chawchawi. Ces personnes étaient originaires du Maroc mais qui sont soit nées à Marengo, soit vécus dès leur jeune âge au sein de cette belle ville. Cette musique au son des tambours, bendirs et la bombarde du célèbre Karbantier dont le goître faisait croire au gens comme étant un réservoir à air tellement ce dernier jouait de cet instrument avec une facilité déconcertante. Au rythme de ces sons se joignaient les paroles d'Allah Moulana ya Allah, Hali ma ya khfek ya el wahed rabi. Tout en respectant les chants, l'endroit, quelqu'un des organisateurs passait dans les groupes de gens afin de les inciter d'arrêter de fumer car les danseurs en transe ne pouvaient supporter la fumée avec la fameuse phrase (Tafi el doukhane ya miskine). Quand le tempo change et que le handouchi se faisait entendre les meskayines devenaient comme incontrôlabes à la vue de Aâmi Alloul, le sac à la main rempli de petites hâches bien aiguisées, ce dernier régulait l'offre et la demande et ne quittait jamais la personne qui s'agenouillait afin d'accomplir ce geste qui pour beaucoup reste incompréhensible, de se donner de petits coups au sommet du crâne et qui par la suite ne gardait aucune cicatrice d'une quelconque entaille àlors que quelques minutes auparavant on voyait les traces de sang ruisselant sur le front.

Et que dire de ce mélange de son et d'eau de fleurs d'oranger qui donnait naissance sur le lieu même à la rouina accompagnée par la danse appropriée qui était lala mahlek ou maghnek  yazemita. Une fois par an, les fondateurs sortaient dans les rues de la ville, l'étandard à la main (Sendjak), traînant derrière eux un veau recouvert d'un drap aux couleurs de l'association, sur les cornes on voyait des feuilles de basilic ou de girofle, le front frappé de henné. Dans les quartiers visités, les gens donnaient de l'argent, de la semoule et différentes denrées qui allaient servir au (taam) à la Zaouia qui se trouvait dans une montagne au pieds du Tombeau de la Chrétienne et qui dominait la ville de Sidi Rached (Montebello). Le taam (festivité officielle) durait 3 jours de suite où le veau était sacrifié.

La hadra est une fête donnée le plus souvent à l'occasion de circoncisions, quelquefois mariages et souvent dans le but de perpétuer cette tradition.

 

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Commentaires (2)

2. kouider Le 07/07/2009 à 23:23

salem Krim , je suis désolé de ne pas avoir citer ami kechar j'ai fait dans la mesure du possible . Et c'est pour cela que j'ai besoin de gens comme vous pour me donner des renseignements afin que je n'oublie personne et que les rubriques soient le plus completes possible . en tout cas merci avec votre intervention vous lui avez rendu un bel hommage. Encore merci

1. derazi krim Le 07/07/2009 à 21:22

Envoyer un e-mail à derazi  krim
dans votre commentaire vous avez omi de parler de kechar qui a pris le flambeau de la hadra ou beaucoup de personne a hadjout ont solliciter ami mohamed pour cilibrer leur fete pendant la decenie noir alor soyant logique et render a cesar ce que lui apartien sans rancun alah yarham moh kechar
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Dernière mise à jour de cette page le 04/05/2009